Du côté de SEPA

M. Xavier de Lavit , Responsable des services financiers, Leroy-Merlin France

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Vendredi, 19 décembre 2008

Q : Pour une entreprise comme Leroy-Merlin, quels sont les enjeux et les bénéfices liés à SEPA ? Comment vous positionnez-vous vis-à-vis de ce projet ?

Nous sommes présents, notamment, dans plusieurs pays de l'espace SEPA (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Pologne, etc), à travers une ou plusieurs enseignes (Leroy-Merlin, Bricoman, Zodio, Kbane, Weldom, Bricocenter, Aki, etc.). Donc, pour nous, les enjeux de SEPA résident clairement dans les bénéfices liés à l’harmonisation ou l’homogénéisation de chacune de ses composantes : systèmes, matériels, commissions, gouvernance, ergonomie commune…

Pour nous, les buts de SEPA sont clairs, nous en voyons au moins trois :

  • rendre le « parcours-client » d’un habitant de l'espace SEPA identique quel que soit l’endroit où il se trouve ;
  • améliorer le pouvoir d’achat des clients résidant dans un pays de l'espace SEPA, grâce notamment à une concurrence accrue entre prestataires de services de paiement européens ;
  • créer des systèmes de paiement capables de concurrencer les autres modèles internationaux, qu’ils soient américains ou asiatiques.

Leroy-Merlin n’en tirera des bénéfices que dans la mesure où ses clients en tireront eux-mêmes des bénéfices et lui manifesteront alors leur confiance.

Nous sommes donc naturellement très impliqués dans le projet SEPA et je représente Leroy Merlin dans plusieurs groupes de travail, auprès du Comité national SEPA, auprès de l’Association Française des Trésoriers d'Entreprise et de Mercatel.

Q : Quels sont les travaux que vous avez déjà menés à ce sujet ? Avez-vous prévu une feuille de route, un calendrier de mise en œuvre ?

Leroy-Merlin n’a abordé, pour l’instant, que la préparation au virement SEPA (nous ne sommes quasiment pas concernés par le prélèvement SEPA). Quant à l'application des principes SEPA pour les paiements par carte, nous attendons que la position des banques françaises et du Groupement des Cartes Bancaires se précise.

Concernant le virement SEPA, nous disposons déjà des BIC et IBAN de nos salariés. Nous basculerons nos virements de paye et de primes au cours du premier trimestre 2009. Cela représentera près de 400.000 virements SEPA en 2009.

Pour ce qui concernera nos « virements fournisseurs » (plus d’un million par an, pour plus de deux milliards d’euros), nous attendons de la part de nos partenaires bancaires une solution qui nous garantira à la fois une conversion des RIB en BIC et IBAN à prix modéré et surtout « la bonne fin » de nos opérations.

Q : Selon vous, quelles sont les conditions pour que SEPA soit un succès ?

Pour assurer le succès de SEPA, les conditions sont simples : réaliser ses objectifs ! Harmonisation des systèmes et des règles de fonctionnement, homogénéité des matériels, transparence et sincérité dans la gouvernance, libre concurrence, baisse des surcoûts, partage des économies, ergonomie simple et homogène… Bref, tout ce que SEPA veut promouvoir.